Matrice McKinsey : Guide Stratégie d’Entreprise

La matrice McKinsey (aussi écrite matrice mc kinsey ou matrice mac kinsey, et connue sous le nom de matrice McKinsey-GE) est un outil de stratégie d’entreprise qui aide à arbitrer ses investissements entre plusieurs domaines d’activité. Elle croise l’attractivité d’un marché et la position concurrentielle de l’entreprise pour décider où investir, où maintenir et quoi abandonner. Voici comment elle fonctionne, comment la construire pas à pas, et ce qui la distingue de la matrice BCG.

En bref
La matrice McKinsey est une grille à 9 cases (3×3) qui positionne chaque domaine d’activité stratégique (DAS) selon deux axes : l’attractivité du marché (vertical) et la position concurrentielle de l’entreprise (horizontal). La case occupée indique la décision : investir, sélectionner ou se retirer.
  • 9 cases issues du croisement de 3 niveaux (faible / moyen / fort) sur chaque axe.
  • Axe vertical : attractivité du marché ou du secteur (taille, croissance, rentabilité, concurrence).
  • Axe horizontal : atouts de l’entreprise / position concurrentielle (part de marché, marque, savoir-faire).
  • Plus fine que la matrice BCG, qui ne croise que la croissance du marché et la part de marché relative.

Qu’est-ce que la matrice McKinsey ? #

La matrice McKinsey, ou matrice McKinsey-GE, a été développée par le cabinet McKinsey pour General Electric afin de gérer un portefeuille de très nombreuses activités. C’est un modèle qui aide les entreprises à déterminer quelles unités commerciales doivent recevoir des investissements et lesquelles doivent être réévaluées ou abandonnées.

À ne pas confondre avec la matrice 7S (également signée McKinsey), qui analyse l’alignement interne de l’organisation : ce sont deux outils distincts. La méthode McKinsey dont il est question ici repose sur deux axes :

À lire Internalisation : Stratégie entreprise 2026

Axe vertical

Attractivité du marché

Mesure la capacité d’un secteur à générer des bénéfices durables : taille, taux de croissance, rentabilité et intensité de la concurrence.
Axe horizontal

Position concurrentielle

Évalue les atouts de l’entreprise dans ce secteur : part de marché, notoriété de la marque, compétences techniques et ressources financières.

Quels sont les deux axes de la matrice McKinsey ? #

Les deux axes structurent toute la matrice. En les graduant chacun en trois niveaux (faible, moyen, fort), on obtient la fameuse grille à 9 cases. C’est cette finesse en 3×3 qui permet une lecture plus nuancée que les 4 quadrants de la matrice BCG.

Axe Ce qu’il mesure Critères types
Attractivité (vertical) Potentiel du marché Taille, croissance, rentabilité, concurrence
Position (horizontal) Force de l’entreprise Part de marché, marque, savoir-faire, finances

Comment construire la matrice de McKinsey ? #

La construction suit quatre étapes simples. L’idée est de noter chaque activité sur les deux axes, puis de la positionner dans l’une des 9 cases.

1. Identifier les unités commerciales

Commencez par lister tous les domaines d’activité (DAS) ou unités commerciales de votre entreprise. Chaque unité doit représenter un produit ou un service distinct. Par exemple :

Unité Commerciale Produit/Service
UC1 Service de conseil
UC2 Logiciel de gestion
UC3 Formation en ligne

2. Évaluer l’attractivité du marché

Pour chaque unité, évaluez l’attractivité du marché selon plusieurs critères :

À lire Réussite : Stratégies Entreprise 2026

  • Taille du marché
  • Taux de croissance
  • Rentabilité
  • Niveau de concurrence

Utilisez une échelle de 1 à 5 pour quantifier ces critères, où 1 représente une faible attractivité et 5 une forte attractivité.

3. Évaluer la position concurrentielle

Évaluez ensuite vos atouts internes (votre position concurrentielle) selon des critères tels que :

  • Part de marché
  • Notoriété de la marque
  • Compétences techniques
  • Ressources financières

Attribuez également une note entre 1 et 5 à chaque unité.

4. Positionner les unités sur la matrice

Tracez un graphique avec l’attractivité du marché sur l’axe vertical et la position concurrentielle sur l’axe horizontal. Reportez chaque note sur une échelle à trois niveaux (faible / moyen / fort) afin de placer chaque unité dans l’une des 9 cases.

À lire Anti Crise : Stratégies Entreprise 2026

Exemple chiffré

Supposons que vous ayez évalué trois unités comme suit :

Unité Commerciale Attractivité (1-5) Position (1-5)
UC1 4 3
UC2 5 4
UC3 2 2

En plaçant ces unités dans la matrice, vous obtenez des indications claires sur l’endroit où concentrer vos efforts : UC2 (5/4) se loge dans la zone d’investissement, tandis qu’UC3 (2/2) tombe dans la zone de retrait.

Interpréter les résultats #

La position de chaque unité dans la grille à 9 cases oriente la décision stratégique. On regroupe généralement les cases en trois grandes zones :

Zone forte

Investir / se développer

Unités à forte attractivité et forte position. Priorité aux ressources : on développe et on défend cette position.
Zone moyenne

Sélectionner / maintenir

Profils intermédiaires (forte attractivité mais faible position, ou l’inverse). On sélectionne où renforcer et on maintient les rentables.
Zone faible

Récolter / abandonner

Faible attractivité et faible position. On récolte la trésorerie résiduelle puis on se retire progressivement.

Piège à éviter

Attention Ne basez pas vos décisions uniquement sur cette matrice. Les notes restent en partie subjectives : croisez-les avec d’autres analyses (SWOT, PESTEL) et des éléments qualitatifs pour obtenir une vision complète.

Matrice McKinsey ou matrice BCG : quel intérêt ? #

La matrice BCG classe les activités en quatre quadrants (vedettes, vaches à lait, dilemmes, poids morts) en croisant la croissance du marché et la part de marché relative. Son intérêt : simplicité et lecture immédiate de l’équilibre du portefeuille. La matrice McKinsey va plus loin : ses deux axes intègrent davantage de critères et sa grille 3×3 nuance les situations intermédiaires que la BCG, plus binaire, écrase.

À lire Optimiser le Taux d’Adhésion avec des Outils d’Analyse

«
La BCG dit où vous en êtes en un coup d’œil ; la McKinsey dit ce qu’il faut en faire, case par case.

Action immédiate #

Après avoir placé vos unités dans la matrice, établissez un plan d’action concret pour chaque zone. Pour les unités à investir, formalisez des propositions précises sur la façon de maximiser leur potentiel ; pour les unités en zone faible, planifiez une sortie ordonnée plutôt qu’un abandon brutal.

À retenir
1Grille à 9 cases (3×3), pas un simple tableau à 4 quadrants.
2Deux axes : attractivité du marché (vertical) + position concurrentielle (horizontal).
3Chaque DAS est noté, puis positionné dans une case → décision associée.
4Trois zones : investir / sélectionner-maintenir / récolter-abandonner.
5Plus fine que la BCG ; à compléter par SWOT et PESTEL.

FAQ #

Quels sont les deux axes de la matrice McKinsey ?+
L’axe vertical mesure l’attractivité du marché (taille, croissance, rentabilité, concurrence) et l’axe horizontal mesure la position concurrentielle de l’entreprise (part de marché, marque, savoir-faire, ressources). Le croisement des deux, gradués en trois niveaux, forme la grille à 9 cases.
Comment construire la matrice de McKinsey ?+
En quatre étapes : lister les domaines d’activité, noter l’attractivité du marché (échelle 1 à 5), noter la position concurrentielle (1 à 5), puis positionner chaque unité dans l’une des 9 cases en reportant les notes sur les deux axes.
Quel est l’intérêt de la matrice BCG par rapport à la McKinsey ?+
La BCG est plus simple et plus rapide à lire : elle croise croissance du marché et part de marché relative en 4 quadrants. La McKinsey, plus riche, intègre davantage de critères et nuance les cas intermédiaires grâce à sa grille 3×3.
Qu’est-ce que la matrice McKinsey en une phrase ?+
C’est un outil de stratégie d’entreprise qui positionne chaque domaine d’activité dans une grille à 9 cases, selon l’attractivité de son marché et la position concurrentielle de l’entreprise, pour décider d’investir, de maintenir ou de se retirer.
La matrice McKinsey convient-elle à toutes les entreprises ?+
Elle s’adapte à différents secteurs et tailles d’entreprise, surtout dès qu’il faut arbitrer entre plusieurs activités. Ses notes restant en partie subjectives, elle gagne à être croisée avec d’autres analyses (SWOT, PESTEL).

Stratégie & Finance d'Entreprise : Alignement & Performance est édité de façon indépendante. Soutenez la rédaction en nous ajoutant dans vos favoris sur Google Actualités :

A decouvrir : site internet pas cher · développeur web freelance